 Et c'est pas fini! |
 Pendant ce temps, de l'autre côté du monde... |
 de plus en plus près: l'été! |
 Mais Skippy aime bien, lui, le Canada |
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J-20 : États d’âme. |
Vendredi dernier 41 cm de neige! Toute une bordée.
« Mon pays ce n’est pas un pays c’est l’hiver » chantait l’un; « Demain l’hiver, je m’en fous, je m’en vais dans le Sud au soleil » chantait l’autre.
En ce beau vendredi 16 décembre, les enfants et les goldens retrievers sont heureux. Les livreurs en congé sont heureux. Pendant que Skippy s’amuse à grands bonds dans le banc de neige canadien, Yvon rêve d’un ailleurs australien entre deux coups de pelle. Je photographie ce blanc qui devient presque exotique à mes yeux.
Ne sachant trop ce qu’on va trouver dans cette Australie mille fois idéalisée, du moins savons-nous ce que nous allons laisser en partant. La neige et le froid, bien sûr, franchement sans trop de regrets. Mais aussi ce qui nous tient chaud : la famille, les collègues de travail, les voisins, les amis.
Est-ce que j’ai hâte de partir? Plusieurs me l’ont demandé. En fait oui... et non. N’étant jamais partie en voyage plus de deux semaines consécutives, j’ai un peu l’impression de m’expatrier. Ca crée un sentiment d’irréalité. Un peu comme lorsque j’ai fait mon saut en parachute pour mes 40 ans : pendant que l’avion prend de l’altitude, tu te dis « mais qu’est-ce que je fous là à vouloir me jeter dans le vide? » Tu as le trac car tu ne sais absolument pas si tu vas tripper ou paniquer. Moi qui rêve d’aventure tout en étant une grande insécure, vais-je survivre à l’absence de routine? Mes draps de bambou vont-ils me manquer? Mon anglais me semble pourri tout à coup... Vais-je enfin réussir à décider quoi enlever de mon sac à dos qui pèse une tonne de trop? Vais-je surmonter ma peur des araignées? Vais-je perdre mes notions de comptabilité en partant si loin? Vais-je en perdre mon latin? Vais-je oublier la fable « Le chêne et le roseau » que je sais par coeur depuis que j’ai 8 ans??? Aucun doute, c’est bien le trac. Qui fera place au pur bonheur de la découverte de l’Ailleurs et de l’Autre, je le sais, et c’est bien pour ça que je surmonte mes angoisses.
En attendant, il y a les Fêtes et le plaisir de voir réunis ceux qu’on aime. Profitons-en. Profitez-en.
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