Tout le monde nous pose la question. Ce sera quoi le prochain voyage? La réponse : aucune idée.
On a encore la tête pleine de l’Australie. On jette un coup d’oeil aux blogues de voyageurs rencontrés là-bas, qui y sont encore pour faire du tourisme ou pour travailler, et nous on a l’impression qu’en comparaison on n’y a fait qu’un voyage-éclair. Comment pourra-t-on découvrir une nouvelle destination en deux semaines alors qu’on a eu l’impression de manquer de temps en quatre mois?
Ce sera sans doute dans un petit village plutôt que dans une grande ville, probablement pas dans un club tout-inclus qui permet si peu de connaître un pays et ses habitants, définitivement pas à plus de sept ou huit heures d’avion. Avant l’Australie, on planifiait et réservait nos voyages entre six mois et un an à l’avance. Là-bas on a découvert la liberté qu’offre le fait de ne pas avoir de plans précis.
La seule chose dont on est sûrs c’est qu’on refera un jour un long voyage, plusieurs même si on garde la santé. Et ca avant notre retraite car qui sait ce que l’avenir nous réserve?
C’est sans doute un peu pessimiste de ma part mais je ne peux m’empêcher de penser que dans vingt ans voyager en avion à l’autre bout du monde ne sera peut-être plus possible à moins d’être très riche, vu l’augmentation du coût de l’essence. Quand on y pense c’est un privilège énorme que nous avons par rapport à la majorité des gens sur terre qui ont a peine de quoi survivre et pour qui voyager par plaisir est impensable. Nous vivons une période d’abondance, de gaspillage et d’excès même. On n’a qu’à penser au tourisme dans l’espace! Peut-être qu’on sera plus limités dans nos choix mais je reste convaincue qu’on gardera toujours le goût de la découverte, le besoin d’aller voir ce qu’il y a de l’autre côté de la montagne et comment on vit dans le village voisin, ou de comprendre pourquoi un autre ne pense pas comme nous. Il y a plus d’une façon de voyager, de sortir de notre quotidien pour mieux l’apprécier au retour.
En attendant, je retourne au travail dans deux semaines après huit mois de congé sabbatique et je découvre avec plaisir que j’ai hâte. Par contre je n’ai toujours pas hâte à l’hiver ;)